Accueil

Franc-maçonnerie au féminin

Géographie

Structure

 

Les Constitutions d’Anderson (acte fondateur de la Franc-maçonnerie) interdisaient l’accès de la Franc-maçonnerie aux femmes, de même d’ailleurs qu’à toute personne ne pouvant faire état de sa liberté, condition essentielle pour être Franc-maçon.

Toutefois, les qualités intellectuelles et morales de certaines femmes ont amené certains hommes à changer d’avis à leur égard et dès 1725 on a vu la création en France de Loges Féminines, appelées « Loges d’adoption ».

Souchées sur des Loges masculines, les Loges d’adoption ne disposaient d'aucune autonomie. La modestie, la discrétion, la fidélité et la chasteté étaient les thèmes de l’initiation qui restait très différente de celle des hommes.

Les activités des Loges d’adoption étaient essentiellement caritatives et consistaient en bals et festivités. Ce type de maçonnerie ne pouvait prospérer et il ne semble pas qu’elle ait subsisté après 1864.

Parallèlement, la création de Loges féminines indépendantes fut tentée, provoquant l’affrontement des partisans et des détracteurs de la présence féminine en Franc-maçonnerie. Tentative avortée !

A la fin du 19ème siècle, le statut de la femme commence à être reconnu et dans la foulée des revendications féministes, naît en 1893, une nouvelle Obédience : la Grande Loge Symbolique Ecossaise Mixte de France, le Droit Humain qui deviendra en 1899, l'Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain.

L'histoire de la Franc-maçonnerie purement féminine commence en 1901 lorsque des Frères de la Grande Loge de France créent de nouvelles Loges d'adoption toujours souchées sur une Loge masculine dont elles portent le nom. Les Franc-maçonnes se réunissent régulièrement et débattent des mêmes sujets que les Frères qui peuvent toujours assister aux travaux sans imposer aucune directive.

En 1935, la Grande Loge de France propose de leur accorder l'autonomie complète … mais la guerre éclate et toute activité maçonnique est interdite sur le territoire français.
C’est en 1945, le 21 octobre plus précisément, que l’Union Maçonnique Féminine de France voit le jour et tient sa première Assemblée Générale appelée Convent.

Sept ans plus tard, en 1952, l'Union Maçonnique Féminine de France choisit un titre qui lui est propre et devient la Grande Loge Féminine de France (GLFF). 

Si la Grande Loge Féminine de France voit ses effectifs augmenter considérablement en raison d'un désir des femmes de se retrouver entre elles, de travailler ensemble à leur perfectionnement ainsi qu'à tous les grands problèmes intéressant l'humanité, elle souhaite également initier des femmes hors de l'hexagone.

C'est ainsi que le 20 avril 1974 elle fonde en Belgique une première Loge à Bruxelles, suivie par 3 autres, à Liège, Bruxelles et Charleroi.

Ces 4 Loges acquièrent leur autonomie par rapport à leur obédience mère le 17 octobre 1981 pour se constituer en Grande Loge Féminine de Belgique - Vrouwengrootloge van België.

  
© 2016 webmaster - glfb-vglb@outlook.com
Histoire